Amarok, l'esprit du loup


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Pour la Nature, pour l'Homme, pour la Vie







 














































































                 par Arc-en-ciel
             






Constitué de cinq romans, dont le très célèbre  Le Dernier des Mohicans, (qui porte le sous-titre Histoire de 1757) le cycle de Bas-de-Cuir raconte l'aube américaine, déchirée par la guerre franco-anglaise et par les luttes des tribus indiennes ralliées à l'un où l'autre camp.
C'est, décrite en direct, la vie de ces "découvreurs" obscurs et héroïques que furent les premiers trappeurs, les premiers colons qui repoussaient toujours plus loin les limites de la Frontière.
C'est l'Amérique nouvelle qui s'éveille dans les forêts et les plaines d'un continent et qui se métamorphose peu à peu sans séduire l'homme seul et libre qu'est Natto Bumppo, dit Bas-de-Cuir, dit Oeil-de-Faucon, héros désintéressé, jamais dupe, et surtout pas de la prétendue "civilisation".
Le Cycle de Bas-de-Cuir, c'est l'Aventure avec un grand A : c'est aussi un témoignage exceptionnel sur la vie des communautés du Nouveau-Monde - émigrants, Indiens, soldats - à l'époque de la guerre d'Indépendance qui allait donner naissance aux États-Unis d'Amérique.


" Rédigés entre 1823 et 1841, les romans de la série Bas-de-Cuir voient le jour en une période où la conquête de l'Ouest bat son plein. L'opinion américaine porte un regard troublé sur les autochtones paradaxaux, à la fois généreux et cruels, accueillants et combatifs, qui peuplent les territoires à investir. Dans l'Est, à Cooperstown, l'Indien est déjà devenu quasiment invisible. Les épidémies, apportées par les Européens, ont réduit les populations dans des proportions vertigineuses. On estime aujourd'hui que l'action conjuguée de la variole, du typhus, voire de maladies apparemment bénignes comme la grippe, a pu emporter jusqu'à neuf personnes sur dix. Quelques expéditions armées ont fait le reste.
Comme ses compatriotes, Fenimore Cooper a mauvaise conscience. Natty, son porte-parole, stigmatise le développement forcené des "établissements", qui ne laisse aucune zone de repli à l'Indien, ni à la nature. Une fraction de l'opinion américaine souhaiterait, au fond, qu'on laisse les Indiens dans leur vie nomade et libre... mais sous réserve que cela n'empêche pas la croissance de la nation américaine. Au moment où Cooper écrit, le peintre
Georges Catlin remonte le Missouri, portraiture les Mandans et les Osages dans la splendeur éclatante de leurs plumes et de leurs peintures corporelles. Il sait, lui aussi, que les premiers Américains seront bientôt effacés du paysage. Cette mélancolie, qui évacue assez commodément le dilemme moral, hantera encore à la fin du XIXème Edward S.Curtis, lorsqu'il légendera une photographie du désert d'Arizona : The Vanishing Race. On y voit disparaître dans le soleil et la poussière une famille indienne à cheval."  extrait de la présentation de Marie-Hélène Fraïssé.



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